Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 07:18

Dinan est située dans le département des Côtes-d'Armor en Bretagne. C'est une magnifique ville médiévale du XIè siècle et elle doit son nom à une déesse très vénérée et une colline, la colline d'Abna. Abna était le protectrice des vivants et la gardienne des défunts. C'est le fils cadet Josselin du puissant vicomte d'Alet qui a été chargé de la mise en valeur de la bourgade Dinan dont l'emplacement sur un promontoire rocheux était idéal du fait qu'il constituait la rupture entre la Rance maritime et la Rance fluviale. Ensuite, le développement a été très rapidement confié aux moines bénédictins. Grâce à cette voie navigable, Dinan devint une ville prospère qui développa le commerce des draps et des cuirs.

 

Puis, en 1283, le duc de Bretagne Jean le Roux acheta la moitié de Dinan et c'est à cette époque que la ville fut entourée d'une ceinture de remparts dont 2.600 mètres existent encore aujourd'hui. La guerre de Succession de Bretagne commença en 1341 à la mort du duc Jean III du fait que ce dernier n'avait pas d'héritier légitime. Cette guerre a duré jusqu'en 1364. Son vainqueur, Jean IV le Conquérant, duc de Bretagne, décida alors de construire un donjon en 1384 pour affirmer son autorité dans cette ville.

Dinan
DinanDinan

Le Château de Dinan est sans doute un des monuments les plus imposants de Dinan et fait partie des remparts autour du centre. Il compte également une porte ancienne, la porte du Guichet et la tour de Coëtquen. En 1908, il a été racheté par la ville de Dinan et il héberge depuis le musée qui se consacre à l'histoire locale.

Dinan
DinanDinan

La tour de l'Horloge se trouve dans la rue du même nom. Elle fut érigée à la fin du XVè siècle par la riche bourgeoisie dinannaise. Elle est haute de 47 mètres. La duchesse Anne fit venir à Dinan un mécanisme d'horlogerie fabriqué à Nantes en 1498 pour l'allemand Hamzer. Ce mécanisme est un des plus vieux d'Europe et se trouve toujours dans la Tour.

Dinan
DinanDinan

Au début du XIXè siècle, Dinan possédait près d'une centaine de maisons à porche. Une grande partie a disparu peu à peu pour permettre l'élargissement des rues.

DinanDinan

 

Dans la rue de l'horloge se trouve également l'Hôtel Kératry en pan de bois de la Renaissance. Jusqu'en 1935, cette maison se trouvait dans la commune de Lanvollon. Après un incendie hypothétique, elle fut démontée et reconstruite à Dinan entre 1938 et 1939.

 

 

 

Les Halles de Dinan, appelées « la Cohue » ont été entièrement rénovées en 2009. On peut y accéder par la rue de la Ferronnerie, la rue de la Mittrie et la Place du Petit Pain.

 

 

L'église Saint-Malo se trouve au nord-est de la ville dans la Grande Rue. Elle date du XVè siècle et est un mélange de styles renaissance et gothique. Elle reçut sa forme définitive au XIXè siècle, mais conserve des parties originelles. Une série de vitraux peut être admirée dont un représente Anne de Bretagne. Son orgue anglais de 1889 est classé monument historique.

DinanDinan
Dinan

L'ancien couvent des Cordeliers se trouve à deux pas de l'église. Il fut fondé en 1241 par Henri II d'Avaugour, seigneur de Dinan. Depuis 1804, le monument est devenu un lieu d'enseignement privé catholique. Il porte aujourd'hui le nom de : « Collège Roger Vercel », romancier et Prix Goncourt en 1934 pour le « Capitaine Conan ».

 

 

La Basilique Saint-Sauveur date du XIIè siècle. Elle a une belle façade romano-byzantique et s'est développée en gothique flamboyant aux XVè et XVIè siècle. La pierre tombale et l'urne contenant le cœur du connétable de France, Bertrand Du Guesclin, se trouvent ici. Il fut le sauveur de la ville dans une bataille contre les anglais en 1357. Le duel opposant le capitaine anglais, Thomas de Cantorbery, au chevalier breton, Bertrand du Guesclin, est resté particulièrement dans les mémoires.

Dinan
DinanDinan

Juste derrière se trouve le jardin anglais – l'ancien « promenade de la duchesse Anne ». Il a été ouvert au public en 1853 à l'emplacement de l'ancien cimetière de la paroisse Saint-Sauveur. Ici, les arbres exotiques se mêlent aux essences locales en un élégant mélange végétalisé. Le jardin offre une vue sur la rivière et la vallée de la Rance. Le nom de la rivière de Rance viendrait de deux termes celtiques : « Ren » signifiant eau ou fleuve et « Ce » étant le diminutif de petit.

Dinan
DinanDinan

Le port de plaisance de Dinan se situe en contrebas de la cité médiévale. De là, on peut admirer l'un derrière l'autre le Viaduc et le Vieux Pont ainsi que les maisons à colombages. On peut également y déjeuner ou prendre un verre sur une des différentes terrasses de café ou de restaurants...

Repost 0
Trois Coccinelles - dans Bretagne
commenter cet article
13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 07:35

Combourg – berceau du romantisme – se situe entre Rennes et St. Malo, en Ille-et-Vilaine. Elle est aussi la patrie de François-René Chateaubriand. L'attraction principale est sans doute le château qui a été construit entre le XIIè et le XVè siècle sur une butte au bord du « Lac Tranquille ». 

CombourgCombourgCombourg

Après un certain nombre de successeurs, ce château a été acheté en mai 1761 par l'armateur René-Auguste de Chateaubriand et son épouse Apolline de Bedée. De leur dix enfants, le cadet François-René Chateaubriand y passa douze années de sa jeunesse. Il décrit sa chambre au sommet de la tour du chat dans ses « Mémoires Outre-Tombe » sans équivoque :

 

 

« La fenêtre de mon donjon s'ouvrait sur la cour intérieure ; le jour, j'avais en perspective les créneaux de la courtine opposée, où végétaient des scolopendres et croissait un prunier sauvage. Quelques martinets qui, durant l'été, s'enfonçaient en criant dans les trous des murs, étaient mes seules compagnons. La nuit, je n'apercevais qu'un petit morceau du ciel et quelques étoiles. Lorsque la lune brillait et qu'elle s'abaissait à l'occident, j'en était averti par ses rayons, qui venaient à mon lit au travers des carreaux losangés de la fenêtre. Des chouettes voletant d'une tour à l'autre, passant et repassant entre la lune et moi, dessinaient sur mes rideaux l'ombre mobile de leurs ailes. Relégué dans l'endroit le plus désert, à l'ouverture des galeries, je ne perdais pas un murmure des ténèbres. Quelquefois, le vent semblait courir à pas légers ; quelquefois il laissait échapper des plaintes ; tout à coup, ma porte était ébranlée avec violence, les souterrains poussaient des mugissements, puis ses bruits expiraient pour recommencer encore. A quatre heures du matin, la voix du maître du château appelant le valet de chambre à l'entrée des voûtes séculaires, se faisait entendre comme la voix du dernier fantôme de la nuit. »

 

 

 

CombourgCombourgCombourg

 

 

 

 

Le parc à l'Anglaise a été redessiné par Denis Bühler en 1875. On peut y trouver des hêtres, chênes, tilleuls, vieux de deux siècles dont l'arbre labellisé arbre remarquable en 2012 : faux cyprès de Lawson (Chamaecyparis Lawsoniana).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Lac Tranquille de 22 hectares appartient toujours au château mais il est ouvert au public. Il y a des jours où le château se reflète dans les eaux du lac...

 

 

 

 

L'église Notre-Dame de Combourg – du style néogothique – est en pierre de granit. Elle a été construite au XIXè siècle (durant vingt ans) successivement par les architectes Charles Langlois et Arthur Regnault. Elle héberge de nombreux vitraux et verrières remarquables. Sa destination était de rivaliser avec la Cathédrale de Dol-de-Bretagne.

 

 

 

 

 

CombourgCombourgCombourg

 

 

Au centre-ville se trouve la Maison de la Lanterne. Elle a été construite en 1597 par Perrine Jonchée, fille d'un riche armateur malouin. Les hommes de la ville et des faubourgs étaient tenus de prendre les armes et d'assurer le guet lors des foires de Combourg alors que les propriétaires devaient allumer des flambeaux dans la lanterne de la façade afin de procurer l’éclairage nécessaire aux guetteurs de la ville.

CombourgCombourg
Repost 0
Trois Coccinelles - dans Bretagne
commenter cet article
6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 10:22

Dol-de-Bretagne se trouve à la frontière de la Normandie, de la Bretagne et près de la baie du Mont-Saint-Michel. Le premier monastère a été fondé par le moine Samson, venu de l'Angleterre. Il paraît qu'à son arrivée, le Seigneur du lieu implora le moine de soigner sa femme et sa fille gravement malade. Il accomplit ce veux pieu et en récompense de ses soins, il obtint la permission de construire son monastère. Le premier roi de Bretagne, Nominoë, y fut couronné et Dol fut également une ville épiscopale jusqu'au 19è siècle.

Dol-de-BretagneDol-de-BretagneDol-de-Bretagne

La Cathédrale Saint-Samson de style gothique breton et sa façade massive cachent un intérieur élégant et léger. Cette Cathédrale a connu un riche passé spirituel que les vitraux et verrières représentent remarquablement.

Dol-de-BretagneDol-de-BretagneDol-de-Bretagne

Cette Cathédrale a été construite une première fois au XIIIè siècle. Puis, Jean sans Terre brûla celle-ci lors de son assaut en 1203. Mais, pris de remords, il aida à sa reconstruction qui se poursuivit pendant trois siècles.

 

 

Ce puits, situé à l'extérieur de la Cathédrale, date probablement de l'époque même du monument. Il est relié par une galerie souterraine à un autre puits dont le sol est à onze mètres. Son ouverture est située de l'autre côté de ce mur, dans la chapelle du Crucifix, nommée au Moyen Âge : Chapelle du Puits. Deux puits, reliés par une galerie souterraine, permettent par une même source leur alimentation en eau.

 

Voici un dispositif de levage pour fortes charges : une roue de carrier. Fabriquée en bois, elle actionne un axe sur lequel vient s'enrouler une corde.

Face à la Cathédrale se trouve l'ancienne maison de la trésorerie qui fut jadis la demeure capitulaire de chanoines. Le musée historique d'aujourd'hui a été crée en 1961 par l'antiquaire Jean Laick. A l'extérieur trois armures décorent la façade.

Dol-de-BretagneDol-de-Bretagne

Il y a encore tout un ensemble de maisons à pans de bois - à un ou deux étages - du XVè au XVIIè siècle. Le pan de bois est un ouvrage de charpenterie composé de sablières et der poteaux de décharge. Dans les commerces, les marchandises étaient sur un étal situé à l'extérieur.

 

 

L'hôtel Grand Maison est de tradition séculaire du porche avec ses trois arcades en plein cintre.

 

Victor Hugo et Juliette Drouet y descendirent en 1836 et le 17 juillet 1848 la caravane funéraire de François-René Chateaubriand s'achemina vers Saint-Malo et fit halte à Dol où l'écrivain avait passé quatre années au collège.

Une jolie cour et un escalier joliment fleuriUne jolie cour et un escalier joliment fleuri

Une jolie cour et un escalier joliment fleuri

Dol-de-BretagneDol-de-Bretagne

Le menhir du Champ Dolent se dresse depuis le début du néolithique. Haut de 9,30 m, d'une circonférence maximum de 8,70 m et d'une masse estimée à 120 tonnes, cette stèle appartient à la série des plus grands monolithes connus sur le Massif Armoricain.

 

On dit que cette pierre, plantée en terre par volonté céleste pour séparer les guerriers, serait déjà enfoncée de 5 mètres dans le sol et que son ensevelissement continuerait au rythme d'un pouce par siècle. On dit aussi que la fin du monde interviendra quand elle aura totalement disparu !

Repost 0
Trois Coccinelles - dans Bretagne
commenter cet article
22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 17:52
Hôtel de Cluny à Paris

Le musée de Cluny – ou officiellement Musée national du Moyen Âge – et situé dans le 5ème arrondissement de Paris, au Quartier Latin.
 

L’Hôtel de Cluny a été construit entre 1485 et 1510 pour l'abbé de Cluny, Jacques d'Amboise. Il a hébergé les prélats de la riche abbaye bourguignonne de Cluny lors de leurs déplacements à Paris. Il s'agit d'un des plus anciens exemples de l'architecture civile parisienne. Tout près, on peut encore voir les vestiges des bains Gallo-Romains des IIè et IIIè siècles.

 

Le Retable à panneaux compartimentés, riche en iconographies, représente la Passion de Champdeuil. L'origine du début du XVIè siècle se trouve peut-être aux Pays-Bas et en Champagne (?).

Hôtel de Cluny à Paris

Tenture des Arts Libéraux représentant l'Arithmétique. Elle fait partie des sept Arts Libéraux, dont quatre Arts mathématiques, que l’on enseignait dans les écoles et monastères au Moyen-Âge. Cette tenture a été tissée dans les Flandres au XVIè siècle.

 

 

Le musée de Cluny offre aux visiteurs dans la salle n° 7 une collection unique de vitraux datant des XIIè – XIIIè siècles. Ils proviennent de Saint-Denis, Troyes, Gercy, Sainte-Chapelle de Paris et de Rouen.

Hôtel de Cluny à Paris

Statue de Saint Eustache au milieu du Nil

 

 

La Salle Notre Dame héberge les statues des rois, provenant de la galerie des rois bibliques du royaume de Juda (vers 1220-1230) qui figuraient sur la façade principale de la Cathédrale de Paris. Ces têtes coupées durant la Révolution Française étaient enfouies et découvertes fortuitement en 1977.

Hôtel de Cluny à Paris
Hôtel de Cluny à Paris
Hôtel de Cluny à Paris
Hôtel de Cluny à Paris

 

 

 

La belle statue d'Adam dans la même salle (vers 1260) se trouvait sur le côté de la cathédrale.

 

 

Voici le couloir qui mène vers le frigidarium (salle froide).

 

 

 

 

On suppose que cette suite de Chapiteaux vient de la première église de Saint-Denis, fondée par Sainte Geneviève à la fin du Vè siècle.

Les thermes antiques gallo-romains de Cluny comptent parmi les vestiges les plus monumentaux du nord de l'Europe, notamment grâce à la préservation d'une vaste salle voûtée (près de 15 m de haut), le frigidarium. Les thermes se composaient de trois grandes salles : le caldarium pour les bains chauds, le tepidarium pour les bains tièdes et ce frigidarium.

Hôtel de Cluny à ParisHôtel de Cluny à ParisHôtel de Cluny à Paris

 

 

 

Dans cette salle se trouve également la statue (en marbre grec) de l'Empereur Julian, dit l'Apostat. Empire romaine, entre 361 et la fin du IVè siècle.

 

C'est sous son règne que les thermes ont été construits.

 

Ce coffret représente l'assaut du château d'amour et scènes de romans courtois de 1300 – 1310

 

 

Un coffret aux armoiries de la famille Canilhac.

 

La petite châsse de Sainte Fauste du 13è siècle. Elle vient de l'église Ségry (Indre)

La Dame à la Licorne, datant du 15è siècle et tissée en Flandre, est l'une des œuvres les plus importantes du Moyen-Âge. Elle a été découverte au château de Boussac (Creuse) et acquise en 1882. Les cinq premières tapisseries illustrent les cinq sens : le goût, l'ouïe, la vue, l'odorat et le toucher. La sixième : « à mon seul désir » qui signifie le sens de l'entendement ou du cœur. Le rouge, qui est omniprésent dans ces six tapisseries, prouve la richesse de l’œuvre car cette couleur était difficile à obtenir à partir de la plante garance. L'animal fabuleux incarne la pureté et la chasteté. La Licorne se défend avec férocité si on l'attaque et ne se laisse apprivoiser qu'au contact d'une vierge.

Hôtel de Cluny à ParisHôtel de Cluny à Paris
Hôtel de Cluny à ParisHôtel de Cluny à ParisHôtel de Cluny à Paris

La Chapelle des abbés de Cluny offre une voûte éblouissante – un joyau du style gothique. Elle a été édifiée à la fin du XVè siècle par l'abbé de Cluny, Jacques d'Amboise et elle est située au premier étage, en appui sur les thermes romaines de Lutèce. Les niches abritaient les statues des membres de la famille d'Amboise.

Hôtel de Cluny à ParisHôtel de Cluny à ParisHôtel de Cluny à Paris
Repost 0
Trois Coccinelles - dans Paris
commenter cet article
12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 09:39

Jeanne Bécu, née en 1743 à Vaucouleurs, Lorraine, était la fille naturelle de la très belle Anne Bécu. On suppose que son père était le Frère Ange, du couvent des franciscains, les Picpus, où Anne Bécu se rendait régulièrement pour y exercer son métier de couturière. Jeanne Bécu doit son prénom à la pucelle d'Orléans, Jean d'Arc, née dans la même région quelques siècles plus tôt en 1412.

 

Grâce à son parrain, le financier Billard-Dumonceaux – ancien amant de sa mère – Jeanne reçut une éducation raffinée en tant que pensionnaire chez les Adoratrices du Sacré-Coeur de Jésus, au couvent de Saint-Aure à Paris. Elle y apprit la danse, l'art, la déclamation, la musique, la lecture, l'écriture et le maintien. Après avoir exercé de nombreux métiers, elle devint vendeuse dans une boutique de modes où elle rencontra son protecteur, Jean-Baptiste du Barry. Beaucoup de gens de la cour fréquentèrent ce dernier et par l'intermédiaire du valet du roi, Dominique-Guillaume Lebel, ainsi que Richelieu et Soubise, la belle Jeanne rencontra Louis XV.

 

Mais pour être acceptée à la cour, il fallait un titre de noblesse pour Jeanne ! Jean-Baptiste du Barry (déjà marié) demanda à son frère, Guillaume, de devenir l’époux de Jeanne. C'est alors le prêtre, l'ancien Frère Ange et père supposé de Jeanne, qui bénira ce mariage en toute hâte en l'église Saint-Laurent à Paris en 1768. Dès lors, Jeanne, la Comtesse du Barry devint la nouvelle favorite de Louis XV qui auparavant avait perdu son fils, son épouse et sa maîtresse Madame de Pompadour.

 

Très épris par la comtesse, Louis XV la combla de cadeaux et lui offrit entre autres le Pavillon des Eaux à Louveciennes en 1769. Jeanne fit agrandir le domaine en y ajoutant le Pavillon de Musique, bâti par un jeune architecte, Claude Nicolas Ledoux.

 

 

Pavillon  de Musique de Louveciennes
Pavillon  de Musique de LouveciennesPavillon  de Musique de Louveciennes

Elle passa aussi d'importantes commandes aux peintres Vien, Drouais, Greuze ou Fragonard puis aux sculpteurs Lecomte, Pajou ou Allegra...

 

Aujourd'hui, on peut y assister à des petits concerts, visiter les quatre salons y compris le salon de musique,

Pavillon  de Musique de Louveciennes
Pavillon  de Musique de LouveciennesPavillon  de Musique de Louveciennes

sans oublier le parc de plus de 4 hectars avec ses vieux arbres, fontaines, rochers et grottes …

Pavillon  de Musique de LouveciennesPavillon  de Musique de LouveciennesPavillon  de Musique de Louveciennes
Pavillon  de Musique de LouveciennesPavillon  de Musique de Louveciennes

En face du domaine, la maison qu'habitait Auguste Renoir en 1869. Ce petit gardien sur le bord de la fenêtre y veille tout en dormant...

 

 

Et pour terminer : non loin un temple d'amour situé en dehors du domaine

 

 

 

Repost 0
Trois Coccinelles - dans Yvelines
commenter cet article
29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 08:51

L'Abbaye de Maubuisson est située sur la commune de Saint-Ouen-l'Aumône, non loin de Pontoise, dans le Val-d'Oise.

 

Cette abbaye cistercienne a été fondée en 1236 pour femmes par Blanche de Castille, mère de Saint-Louis. C'est à Maubuisson que ce dernier avait daté l'ordonnance de 1260 abolissant le duel judiciaire et lui substituant la preuve par témoins. Les nobles jugèrent toutefois que la bataille était la seule preuve qui convienne à leur état. C'était également à l'abbaye que s'est tenu, sous Philippe le Bel, le conseil royal qui avait décidé de l’arrestation des Templiers en 1312.

 

Sous le règne de Philippe IV le Bel, Marguerite de Bourgogne, femme du futur Louis X, le Hutin, et sa cousine Blanche, auraient été prises en flagrant délit d'adultère avec deux jeunes cavaliers, Gauthier et Philippe d'Aunay. La punition du roi fut terrible. Il fit emprisonner Marguerite au château Gaillard, aux Andelys, et Blanche à Maubuisson. Les deux Aunay ont été décapités sur la grande place de Pontoise !

 

L'ancien monastère entre en décadence dans le deuxième quart du XVIIIè siècle. En 1787, Louis XVI avait décidé de ne plus recevoir de nouvelles jeunes filles au sein de l'abbaye. Les dernières moniales ont été alors dispersées en 1792. Par la suite, Maubuisson servit d'hôpital militaire de 1793 à 1797. Puis, le domaine fut exploité en carrière de pierres, filature et ferme.

 

Les bâtiments encore en place sont classés au titre des Monuments Historiques en 1947.

L'Abbaye de MaubuissonL'Abbaye de Maubuisson
L'Abbaye de Maubuisson

 

La salle capitulaire le parloir

L'Abbaye de MaubuissonL'Abbaye de Maubuisson

Le bâtiment des latrines et le canal collecteur. Les latrines surplombaient le caniveau, elles étaient composées de 38 sièges de bois adossés les uns aux autres. Deux cours d'eau à proximité permettaient un système d'adduction qui desservait les latrines de l'abbaye. Ce système était ensuite réutilisé pour le fonctionnement du moulin.

 

 

 

 

Construit au XVIIIè siècle, le château de Maubuisson était à l'origine le logis des hôtes. Il fut transformé en 1883 par l'ajout d 'une aile et le rehaussement des combles. En début du XXè siècle, le château fut racheté par la fondation Rothschild. Il abrite à présent un pensionnat d'enfants.

L'Abbaye de Maubuisson
L'Abbaye de MaubuissonL'Abbaye de Maubuisson

Derrière le château se trouve la grange dîmière du XIIIè siècle couverte d'une belle charpente. Elle pouvait contenir 100 000 gerbes prélevées par la dîme sur les récoltes des paysans du domaine.

 

 

Le Conseil général du Val-d’Oise invite et encourage aujourd'hui les artistes à produire des expositions d'art contemporain sur le thème « création et patrimoine » comme celle actuellement en place de Stéphane Thidet, intitulé « Désert ».

Repost 0
Trois Coccinelles - dans Val d'Oise
commenter cet article
22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 08:16

Ville d'art et d'histoire, Pontoise est une commune française, située sur la rive droite de l'Oise, en région Île-de-France, à environ vingt-cinq kilomètres de Paris. Au centre de la vieille ville se trouvent toujours les anciens remparts qui dominent l'Oise, les vieux monuments, les rues étroites et sinueuses et les placettes aux noms pittoresques. Avec Meulan, Pontoise fut jadis l'une des deux places fortes du Vexin français.

 

Les rois de France séjournèrent souvent à Pontoise et le roi Saint-Louis en fit sa résidence ordinaire.

 

Pontoise a été prise et reprise pendant la Guerre de Cent Ans et a également souffert des épidémies de peste et de choléra comme beaucoup de villes alentour.

 

L'arrivée du chemin de fer au XIXè siècle a influencé son destin et elle est devenue célèbre grâce aux nombreuses peintures de la ville réalisées par le peintre impressionniste Camille Pissarro.

Pontoise

Nous commençons notre ballade à l'Hôtel de Ville qui fut autrefois le « Couvent des Cordeliers ». Au début du XIIIè siècle, les Franciscains (communauté de religieux catholiques, née sous l’impulsion de François d’Assise en 1210) portaient le nom de Cordeliers à cause de la corde qui entourait leur robe. Les Cordeliers, établis à l'extérieur de la ville par Blanche de Castille - mère de Saint-Louis - sont venus s'installer ici au XVè siècle.

PontoisePontoise

 

 

 

On voit encore quelques vestiges de l'église, en particulier les deux baies à remplage flamboyant situées sur un côté de la place.

 

La place de l'Hôtel de Ville, beaucoup plus réduite autrefois, était appelé avant 1789 place de l'Étape, ou place de l’Étape au Vin, car c'est là que se tenait le commerce du vin.

Pontoise
PontoisePontoise

 

Cet ancien hôtel d'Estouteville du XVè siècle abritait le Grand Vicariat de Pontoise. Devenu ensuite tribunal civil, il fut en 1899 converti en musée régional par Camille Tavet et entièrement restauré. Puis au XIXè siècle, furent installées la Sous-Préfecture et la Justice de Paix. Le Musée Tavet héberge d'importantes collections de peintures, sculptures, de livres et d'autographes, et depuis 1968 la remarquable collection d’œuvres d'Otto Freundlich (1878 -1943), membre du groupe Abstraction-Création.

PontoisePontoisePontoise

Nous voici à l'entrée des souterrains de Pontoise. La place des Moineaux abrite l'entrée de très belles caves dont la visite est assurée par l'Office de Tourisme. Le sous-sol de Pontoise est en effet truffé de galeries souterraines et de caves dont certaines, à deux ou trois niveaux, sont remarquables par la qualité de leur architecture. Leur construction s'étend du XIIè au XVIIè siècle.

 

La Cathédrale St. Maclou se trouve entre les places du Grand et du Petit-Martroy. L'église a été construite au XIIè siècle sur un plan roman et remaniée plusieurs fois jusqu'au XVIIè siècle.

 

 

Elle est devenue cathédrale en 1966 à la création de l'évêché de Pontoise. Elle recèle de nombreux trésors dont la Chapelle de la Passion, où se trouve la « Mise au tombeau » attribuée au sculpteur Nicolas Leprince, ainsi qu'une remarquable série de vitraux. La cathédrale Saint-Maclou est propriété de la ville de Pontoise.

PontoisePontoise

La Nef de la Cathédrale Saint-Maclou

 

 

 

 

 

La Nef de la

Cathédrale Saint-Maclou

 

 

 

 

 

Le Grand-Orgue de la

Cathédrale Saint-Maclou

Lieutenants généraux du bailli de Senlis depuis 1563 jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, les « Monthiers », issus d'une vieille famille de noblesse normande, habitaient place Belle-Croix. Ce superbe « Hôtel de Monthiers » conserve une tourelle en échanguette, ce qui lui donne un caractère médiéval. Les membres de la famille « Monthiers » présidèrent aux XVIIè et XVIIIè siècles tous les évènements importants de l'histoire locale de Pontoise. Cette demeure a ensuite été habitée par le sculpteur Jean Matisse, fils du célèbre peintre.

Pontoise

En 1372, Jacques d'Ennery, riche marchand tanneur, avait fondé une confrérie regroupant les personnes ayant effectué le pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle. Cet hôpital Saint-Jacques a été construit en 1378 pour abriter les pèlerins de Saint-Jacques de passage. Une chapelle, où la messe était célébrée à leur intention, donnait sur la rue. Une grande salle ainsi que plusieurs chambres se trouvaient au bout de la chapelle pour y loger les gens d'église qui voulaient y demeurer. Il n'est plus utilisé en tant que tel depuis 1657. On peut encore voir la façade de la chapelle percée d'une ouverture.

 

 

En 1177, l'église Notre-Dame était encore une chapelle. Elle a été agrandie au XIIè siècle et démolie en partie pendant la guerre de Cent Ans. Puis, elle a été transformée en basilique sous le règne de Charles VII et à nouveau démolie pendant les guerres de Religion. En entrant par le porche Renaissance, on aperçoit des panneaux de bois sculptés du XVIè siècle qui sont encastrés dans les vantaux de la porte. L'église abrite la chapelle de la Vierge miraculeuse et le tombeau de Saint Gautier qui date du XIIè siècle.

PontoisePontoisePontoise

 

 

 

 

Rue Neuve Saint-Jacques

La Contre-Réforme amena en France, et particulièrement à Pontoise, un renouveau des ordres religieux. Grâce aux efforts de Barbe Acarie, épouse du maître des comptes de la Chambre du Roi, Pierre Acarie, l'ordre du Carmel s'établit à Paris en 1604, et un second Carmel s'ouvrit à Pontoise en 1605.

 

Madame Acarie, devenue religieuse sous le nom de Marie de l'Incarnation après la mort de son mari, y entra en 1616 et mourut en odeur de sainteté deux ans plus tard. Ses reliques (elle fut béatifiée en 1791) furent emportées à Nucourt par M. de Monthiers, lieutenant général du bailliage.

 

Restituées en 1822, elles ont été vénérées dans l'église Saint-Joseph (la première dédiée à ce saint sur le sol français, en 1610), qui renferme également une statue orante de la Bienheureuse, réalisée au XVIIè siècle par Francesco Bordoni.

 

Successivement corps de garde, prison pour marins anglais ou chouans, puis usine de carabines, le Carmel a gardé son portail primitif construit en 1632. C'est le plus ancien carmel de France en activité dans ses locaux d'origine. Juste à côté, aux numéros 75 et 77 de la rue Pierre Butin, s'élevait le couvent des Ursulines.

PontoisePontoise
Pontoise
PontoisePontoise

 

 

 

 

Rue du Grand Godet

 

 

 

 

 

Impasse Tavel

Repost 0
Trois Coccinelles - dans Val d'Oise
commenter cet article
15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 08:18

Auvers-sur-Oise est une commune, située dans le département du Val-d’Oise. Ses habitants sont appelés les Auversois.

 

Ce lieu a été habité depuis l'époque mérovingienne. En 832, l'abbé Hilduin partagea les terres entre les religieux et lui-même ce que Charles-le-Chauve confirma dans une charte en 862. Auvers-sur-Oise a connu beaucoup de propriétaires jusqu'au début du XVIIIè siècle. Ensuite, le village entra définitivement dans le domaine royal. Il n'était épargné ni de la Guerre de Cent Ans, ni de la peste qui sévit au printemps 1637, ni de la choléra en 1832.

 

La ville s'étire sur sept kilomètres de longueur sur la rive droite de l'Oise entre la rivière et les falaises de calcaire lutétien.

 

Le chemin de fer, inauguré le 14 juin 1846, amena les Parisiens, avides de la campagne, à Auvers. Ils étaient suivis des peintres, comme Charles-François Daubigny en 1860, de Vincent van Gogh en mai 1890, puis de Paul Cézanne, Jean-Baptiste Corot, Camille Pissarro et bien d'autres.

 

Nous commençons notre visite à l'Office de Tourisme qui se trouve au Parc Van Gogh. Une statue du peintre a été réalisée par le sculpteur Ossip Zadkine et inaugurée en 1961.

 

 

 

 

 

Le Sente des Calpons mène vers l’Église en passant par ce joli petit pont qui est un des rares vestiges d'une ancienne ferme seigneuriale. La reine Adélaïde de Savoie y a résidé peu de temps après la mort de son époux, le roi Louis VI le Gros, en 1137.

Auvers sur OiseAuvers sur Oise

 

 

Le petit escalier qui monte vers la place de l'église date du début du 17è siècle. Il fait partie des travaux de fortification entrepris à cette époque.

La construction de l'Église catholique, Notre-Dame-de-l'Assomption, a débuté au XIIè siècle et s'est terminée au XIIIè. Elle a été fondée par Philippe 1er, puis reconstruite sous l'impulsion d'Adélaïde de Savoie. L'église est devenue célèbre en particulier par le tableau que Vincent Van Gogh a peint en juin 1890 pendant son séjour à Auvers-sur-Oise. Ce tableau se trouve aujourd'hui au Musée d'Orsay à Paris.

Auvers sur OiseAuvers sur Oise
Vue dans l'absidiole

Vue dans l'absidiole

Le Manoir des Colombières existait déjà sous Philippe Auguste et appartenait au seigneur de Pontoise. Charles-François Daubigny, né dans une famille d'artistes, était un des précurseurs de l'impressionnisme. Il s'installa à Auvers-sur-Oise à partir de 1857 pour y créer son atelier et un premier foyer artistique. Ce dernier a été classé monument historique en 1991 et labellisé « Maison des Illustres » en 2014.

Auvers sur Oise
Auvers sur OiseAuvers sur Oise

Depuis 1987, le musée Daubigny présente des œuvres de Charles-François Daubigny, de son fils Karl et d'artistes de leur entourage ayant peint à Auvers-sur-Oise. Une partie du musée est consacrée aux expositions temporaires.

Auvers sur Oise
Auvers sur OiseAuvers sur Oise

La rue Daubigny adossée aux falaises nous offre d'adorables maisons loin des inondations de l'Oise et à l'abri des tempêtes.

Auvers sur OiseAuvers sur Oise
Auvers sur OiseAuvers sur Oise

Situé dans la petite rue Alphonse Callé, le Musée de l’Absinthe plonge le visiteur dans l'ambiance de la belle Époque. L'absinthe était alors la boisson des artistes et poètes. Une collection d'objets faisant partie de l'art de la table nécessaire au rituel de la consommation y est présentée, complétée par l'exposition de dessins de presse, eaux-fortes et tableaux sur le thème de l'absinthe que l'on appelait alors la « Fée verte ».

Auvers sur OiseAuvers sur OiseAuvers sur Oise

Voici un aperçu de la maison du Docteur Gachet. C'était un amoureux des arts, médecin et artiste, et ami de Cézanne, Pissarro, Van Gogh et tant d'autres peintres. Son jardin est rempli de plantes médicinales qui sont exposées chaque année.

 

La maison a été achetée en 1872 par le docteur Gachet qui allait devenir un ami particulier de de Vincent van Gogh. Ce dernier était venu à Auvers-sur-Oise à la demande de son frère pour y suivre une thérapie du docteur Gachet.

 

Cette maison est devenue propriété du Conseil départemental du Val d'Oise.

Auvers sur OiseAuvers sur OiseAuvers sur Oise

C'est l'Auberge Ravoux - commerce de vins et restaurant depuis 1876 - qui fut le dernier domicile de Vincent Van Gogh (1853-1890). Il vécut 70 jours dans la petite chambre n°5, qui est aujourd'hui l'unique lieu conservé dans son état originel.

Auvers sur OiseAuvers sur Oise

Le Château d’Auvers-sur-Oise fut construit au XVIIè siècle, vers 1635, par Zanobi Lioni, un riche financier italien de l’entourage de Marie de Médicis. Acquis en 1987 par le Conseil général du Val-d’Oise, le Château d’Auvers a été entièrement restauré. Depuis 1994, le château abrite le Parcours multimédia « Voyage au temps des Impressionnistes », qui rend hommage aux peintres qui ont tant marqué la vallée de l’Oise.

 

Le Château d'Auvers-sur-Oise et le domaine de Léry sont actuellement en rénovation et ne sont pas accessibles au public pour la visite culturelle et la visite du parc. La réouverture prévue à la mi-septembre 2017.

Auvers sur Oise
Auvers sur OiseAuvers sur Oise
Repost 0
Trois Coccinelles - dans Val d'Oise
commenter cet article
8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 09:46

L'Îsle-Adam se trouve au centre nord du Val-d'Oise. Elle est située sur la rive gauche de l'Oise à environ trente-deux kilomètres de Paris.

 

Pendant son séjour à L'Îsle-Adam en 1925, l'abbé Henri Breuil (1867-1961), éminent paléontologue, a découvert dans les carrières de sable des bords de l'Oise des silex taillées pouvant remonter à plus de 50.000 ans avant notre ère.

 

Le plus vieux quartier est celui de Nogent, ancien village gaulois et romain. A l'occupation romaine, Nogent devenait « Novigentum », puis, il fut confié aux moines de l'Abbaye de Saint-Denis. Pour faire face aux Normands et leurs drakkars, le Roi de France fit ensuite construire en 825 des châteaux forts sur la grande île en face de Nogent.

L'Îsle-Adam

En empruntant les passerelles, on arrive au Château de Conti. Ce château fait partie des belles maisons bourgeoises, édifié sur l'emplacement des différents châteaux des familles de Seigneurs de l'Îsle-Adam qui s'y sont succédées. Il a été racheté et entièrement restauré par la Municipalité en 2005.

L'Îsle-Adam

On venait sur le Pont du Cabouillet pour remuer la vase : la « cabouiller » pour attirer le poisson en vue d'une bonne pêche. Ce pont a été construit au XVIè siècle et est classé aux Monuments Historiques depuis 1936. Il relie l’île de la Cohue à la rive de l’Oise.

L'Îsle-Adam
L'Îsle-Adam

En 1918, sous la direction de son architecte Eugène Du Pinet (1879-1954), Henri Supplice, enfant du pays, fit construire la Plage Fluviale, un véritable ensemble balnéaire avec une cinquantaine de cabines, des toboggans, des plongeoirs, des cascades, un restaurant, des jardins fleuris ainsi qu’un kiosque à musique sous lequel il fit interpréter, tous les dimanches et fêtes de la belle saison, des œuvres symphoniques. Le 3 juillet 1981, la ville de L’Îsle-Adam est devenue propriétaire des installations de la plage.

L'Îsle-Adam

La Pavillon Chinois est une fabrique du XVIIIIè siècle et elle se niche au cœur de la ville de l'Îsle-Adam. Bien que ce pavillon ait tout d'une construction chinoise, son bâtisseur fut le receveur général des finances de Montauban, Pierre Jacques Bergeret, au 18è siècle. A cette époque, la mode était aux fabriques chinoises et ce pavillon reste un édifice intrigant, mystérieux plein de charme et de curiosité.

L'Îsle-Adam
L'Îsle-Adam

Des âmes sensibles ont sauvé un arbre, ce qui est très apprécié par des visiteurs comme nous, et nous ne sommes sans doute pas les seuls à admirer l'arbre suspendu près du pavillon Chinois !

L'Îsle-Adam
L'Îsle-Adam

Le Centre d'Art Jacques-Henri Lartigue abrite le musée d'Art et d'Histoire Louis Senlecq. Il s'agit de l'ancien hôtel particulier, construit par Pierre-Jacques Bergeret de Grancourt et appartient à présent à la municipalité. On l'appelle encore aujourd'hui le « Petit Hôtel Bergeret ». Ce musée possède une impressionnante collection d’œuvres sur la l'Îsle-Adam depuis la fin du XIXè siècle. L'Office de Tourisme se trouve derrière dans une jolie petite cour.

L'Îsle-Adam
L'Îsle-Adam

Juste en face se trouve la Gendarmerie. Elle est installé dans une demeure de la fin du XVIIIè siècle dont le propriétaire était Henri Supplice.

L'Îsle-Adam

La Police Municipale, elle, se trouve dans une belle maison bourgeoise au Clos Dambry, d'anciens notables de l'Îsle-Adam.

L'Îsle-Adam

Construite par le Seigneur des lieux, Antoine de Villiers, l’Église Saint-Martin fut consacrée le 20 juillet 1499 et dédicacée à Saint-Martin.

A la suite d'agrandissements de l'église, celle-ci fut consacrée une seconde fois le 1er octobre 1567, en présence du connétable Anne de Montmorency, nouveau seigneur des lieux. Elle est classée aux Monuments Historiques.

Le prince Louis-François de Bourbon-Conti, décédé en 1776, y est enterré et une chapelle funéraire lui est consacrée.

L'Îsle-Adam
L'Îsle-AdamL'Îsle-Adam
L'Îsle-Adam

Le Presbytère de style Renaissance se trouve derrière l'église. Une tour est accolée au pignon de la façade principale. Il est l’œuvre de l'architecte Roguet, élève de Viollet-le-Duc. Un buste en bronze de l'abbé Grimot a été érigé devant le presbytère en souvenir de ses bienfaits pour ce lieu de culte. Le buste a été réalisé par le sculpteur Jean-Louis Bozzi en 1931.

L'Îsle-Adam

Armand de Bourbon Conti, seigneur de L’Îsle-Adam, a fait construire cette ancienne école en 1600, la maison des Joséphites. Elle était destinée aux enfants du pays travaillant sur les terres du Prince de Conti. Six prêtres de la confrérie de Saint-Joseph de Lyon, étaient chargés de l'enseignement. Le nom de la confrérie a été donné à ce bâtiment, d'où le nom « la maison des Joséphites ».

L'Îsle-Adam

Le député-maire de L’Îsle-Adam, Pierre-Charles Dambry, a confié en 1867 aux architectes Louis-Charles Boileau et Félix Roguet, la construction de l'Hôtel de Ville de l'Îsle-Adam. Monsieur Dambry finança personnellement plus de la moitié des travaux.

L'Îsle-Adam

Le Castelrose est actuellement une annexe de l'Hôtel de Ville. Le nom de cette maison de maître a pour origine la couleur rose du crépi de ses façades. Ce bâtiment, situé en plein centre-ville, a été transformé à partir de 1925 en pension de famille pour des femmes âgées, veuves d'officiers de la Première Guerre mondiale, et pour des orphelines de Saint-Vincent-de-Paul.

L'Îsle-Adam
L'Îsle-Adam
Repost 0
Trois Coccinelles - dans Val d'Oise
commenter cet article
19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 17:09

 

- La dimension du cinéma va bientôt changer

- Et pourquoi donc ?

- Parce qu'on va regarder surtout des clips !

- On ne pourra plus voir des films ?

- Si, on peut, mais tout seul !

- Les amoureux ne peuvent plus s'embrasser ou se tenir la main ?

- Non, ça ne va plus être possible

- A cause de tout l'équipement qu'il faut utiliser !

- Des fauteuils pivotant à 360°, des lunettes 3D et un casque audio sont nécessaires

- Donc, pop-corn, téléphones portables et autres gadgets au vestiaire !

- Car il faut pouvoir regarder partout et faire l'expérience de 360°

- Et une fois tout l'équipement en place, on part en voyage

- On peut traverser ainsi le désert par exemple, rencontrer des oiseaux

- Ensuite se diriger toujours vers le haut

- Mais attention, celui qui a le vertige doit éviter de regarder vers le bas

- Dès fois, on rencontre des éléphants avec des jambes d'araignées...

- On entend la musique ou d'autres bruits

- Les personnages dans le clip peuvent se rapprocher du spectateur

- On peut même visiter les musées en réalité virtuelle

- Par exemple les dinosaures, qui y sont exposés, reviennent ainsi à la vie

- Ouh, ça fait peur

- J'espère que ces phénomènes ne pourront pas toucher le public

- Ça je ne sais pas, ce sera certainement possible un jour, si ce n'est pas déjà sorti des bureaux d'études...

 

Et le hérisson s'en mêle

 

- Vous avez oublié le CAVE ! Il ne s'agit pas d'une cave de la maison ou d'une cave à vin, mais en bon franglais « du Cave Automatic Virtual Environment ». Il permet à l'utilisateur d'être en totale immersion dans un cube. Il peut s'y déplacer avec des lunettes et des capteurs et interagir avec les objets. Ce qui permet de tester des véhicules par exemple ou autres nouveautés.

 

Et les coccinelles répondent en chœur :

 

- Tu nous fais peur avec ta science ! Primo, on est déjà claustrophobe et deuzio, nous espérons ne jamais rencontrer un dinosaure ou un tyrannosaure sur notre chemin. On n'a pas besoin de lunettes 3D, puisque nous sommes aveugles. Par contre, on se demande si l'humain ne se dirige pas trop vers l'isolement ? Il est tellement bon de rire et de pleurer ensemble devant un bon film !

Repost 0
Trois Coccinelles - dans Bavardages
commenter cet article

Présentation

  • : Trois Coccinelles
  • Trois Coccinelles
  • : Trois Coccinelles observent et discutent, elles n’ont pas leur langue dans la poche. Peu de choses leur échappent et elles se prennent très au sérieux quoique… un hérisson y veille.
  • Contact

Recherche